dimanche 19 novembre 2006

«Une dame de fer ?» par «The Guardian»



«L'Angleterre a eu une femme Premier ministre puissante, en la personne de Margaret Thatcher, qui a changé la face de la vie politique du pays. La victoire de Ségolène Royal a ouvert chez nous un débat autour de "Est-ce que la France n'a pas besoin aussi d'une femme forte pour arriver à se réformer ?" Peut-elle le faire ? L'autre aspect qui nous intéresse est lié à la fin de règne de Tony Blair. Du coup, les gens regardent ce qui émerge ailleurs en Europe. Le fait que Blair ait peu écouté quand les gens exprimaient leur opposition à la guerre en Irak est pour beaucoup dans la fin de son régime. Et, du coup, l'idée de démocratie participative de Ségolène Royal nous paraît très intéressante.»

«Elle a senti nos sociétés où tout se délite»

«Ségolène Royal incarne la nouveauté par rapport au vieux parti qui n'arrivait plus à parler aux classes populaires et moyennes. D'un côté, il y a le style, et de l'autre la volonté d'opposer les petites choses ­ qui peuvent paraître terre à terre ­ aux grands discours idéologiques. Il se dit parfois qu'elle est cassante, autoritaire, on verra... Mais, au lendemain de sa victoire, j'ai observé une posture modeste. Elle a compris combien la politique, surtout aujourd'hui, ce n'est pas de donner des leçons. Elle a senti nos sociétés, où tout se délite, où règne le chacun pour soi, et, en s'adressant aux gens, elle propose de reprendre le fil d'une solidarité. Sur le fond, elle met en avant des propositions pratiques, peut-être n'est-ce pas encore très articulé, et il faudra voir s'il lui est possible de construire un discours à partir de ces petites choses. Mais elle a saisi qu'il fallait écouter les gens. La troisième nouveauté, qui vaut aussi pour Nicolas Sarkozy, c'est le changement générationnel. C'est un élément d'entrain, comme on l'a vu en Espagne.»
Jacqueline Hénard
Journal Libératin

vendredi 17 novembre 2006, 7h08 Victoire par KO pour Ségolène Royal au PS

PARIS (Reuters) - Au terme d'une campagne primaire inédite en France, Ségolène Royal a été propulsée jeudi candidate du Parti socialiste pour la présidentielle de 2007. Selon les résultats officiels auxquels ne manquent que les scores des fédérations de Guyane, Martinique et Guadeloupe, la présidente de Poitou-Charentes obtient 60,62% des voix des militants socialistes, a annoncé Stéphane Le Foll, directeur de cabinet du premier secrétaire du PS, peu avant 2h du matin.


La bataille pour la deuxième place a duré une partie de la soirée entre partisans de Dominique Strauss-Kahn et de Laurent Fabius.

DSK, qui se présentait comme le candidat de la "social-démocratie", termine finalement second, avec 20,83% des suffrages. Il n'avait jamais compté ses troupes au sein du Parti socialiste.

Laurent Fabius, héraut d'une "gauche décomplexée", recueille 18,54% des voix des 178.000 militants - sur un total de 219.000 - qui se sont exprimés entre 16h et 22h dans 102 fédérations PS.

Pour l'ancien Premier ministre, la défaite est cruelle. Alors qu'il comptait sur le soutien d'une partie du Nouveau parti socialiste (NPS) d'Henri Emmanuelli et Benoît Hamon, son score est finalement en deçà du résultat qu'il avait obtenu lors du congrès du Mans, en novembre dernier (21,17%).

"NOUS ALLONS TOUS ENSEMBLE GRAVIR CETTE MONTAGNE"

De son fief picto-charentais, Ségolène Royal a appelé ses compétiteurs au rassemblement après six semaines de campagne intense et ponctuée d'attaques de plus en plus directes dans la dernière ligne droite.
"Nous allons tous ensemble gravir cette montagne jusqu'en mai 2007", a assuré la député des Deux-Sèvres, qui a obtenu 81,35% des voix dans son département.

Large victoire de Ségolène Royale. Par M6.fr

17/11/06 : Ségolène Royal en route pour 2007Avec un résultat sans appel de 60,62% des voix, Ségolène Royal remporte les primaires du PS et devient donc la candidate socialiste à l'élection présidentielle de 2007. Elle sera officiellement investie lors d'un congrès à Paris le 26 novembre.Hier soir, elle n'a même pas attendu l'annonce des résultats officiels. Ségolène Royal s'est montrée en public à Melle, dans son fief électoral des Deux-Sèvres, dès 23h30. La grande gagnante n'a pas fait de déclaration solennelle, ni de conférence de presse. Juste quelques mots pour exprimer sa joie : "Je voudrais simplement vous dire tout le bonheur que je ressens. Je suis très heureuse et je vis intensément ce moment de bonheur, je mesure l'honneur qui m'est fait par tous les militants qui sont d'abord venus massivement voter, et c'est d'abord ça que je veux retenir. Les militants sont venus, ils sont venus voter, ils sont en train de me donner un élan".
Par M6.fr

L'Internet, enjeu pour la présidentielle pour une majorité de Français

Plus d'un Français sur deux estime que le développement des débats et des blogs politiques sur l'internet représente un enjeu pour l'élection présidentielle 2007, selon un sondage CSA/La web radio présidentielle de Radio France publié mercredi.
58% des Français et 57% des internautes mesurent cet enjeu, contre 38% de Français et 42% d'internautes...
Ce sondage a été réalisé mi-octobre auprès d'un échantillon représentatif de 1.007 personnes.

Ségolène et l'immigration


"La France, je vous le dis, doit achever de reconnaître comme ses enfants légitimes ceux dont les familles sont venues d’ailleurs et qui sont aujourd’hui des Français à part entière quoique toujours exposés aux discriminations.
"Par Ségolène Royal
Vitrolles le: 29 septembre2006.